L’adoration des Mages ou le triomphe de la Foi

En ce début d’année civile, où le monde se hâte de ranger ses guirlandes et de reprendre le cours d’une vie sans Dieu, l’Église, elle, continue de contempler avec une joie profonde et recueillie le mystère de la Nativité. Nous arrivons à l’Épiphanie, cette fête magnifique dont le nom, venant du grec « Epiphaneia », signifie « manifestation ». Et quelle manifestation !!!

C’est celle du dévoilement solennel et universel de la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

En ces temps où l’on voudrait réduire la Foi à une affaire privée, à un sentiment subjectif, l’Épiphanie nous crie la vérité : le Christ est venu pour tous les peuples, pour toutes les nations, pour toutes les races. Il est la Lumière qui éclaire tout homme, et les Mages, ces premiers païens à le reconnaître, en sont le signe prophétique et éternel.

Quelle sublime leçon que cette scène évangélique. D’un côté, Hérode, figure du pouvoir temporel corrompu, installé dans sa forteresse de Jérusalem, rongé par la peur et la duplicité. De l’autre, les 3 rois Mages, que la Tradition vénérable de l’Église nomme Gaspard, Melchior et Balthazar. Ce ne sont pas des rois au sens politique, mais des sages, des chercheurs de vérité, des contemplatifs. Ils viennent de l’Orient lointain, symbolisant la totalité du monde païen plongé dans les ténèbres de l’ignorance. Leur science – l’astronomie – les a conduits jusqu’à un signe, une étoile. Mais la science humaine a ses limites ! Elle les mène à Jérusalem, puis s’arrête. C’est alors qu’intervient la Révélation divine, par l’intermédiaire des Écritures Saintes que leur exposent les scribes.

De l’autre, les 3 rois Mages, que la Tradition vénérable de l’Église nomme Gaspard, Melchior et Balthazar. Ce ne sont pas des rois au sens politique, mais des sages, des chercheurs de vérité, des contemplatifs. Ils viennent de l’Orient lointain, symbolisant la totalité du monde païen plongé dans les ténèbres de l’ignorance. Leur science – l’astronomie – les a conduits jusqu’à un signe, une étoile. Mais la science humaine a ses limites ! Elle les mène à Jérusalem, puis s’arrête. C’est alors qu’intervient la Révélation divine, par l’intermédiaire des Écritures Saintes que leur exposent les scribes.

La raison éclairée par la Foi : voilà le chemin qui les conduit enfin jusqu’à l’Enfant de Bethléem.

Et que font-ils en Sa présence ? Ils se « prosternent ». Le geste est capital. Ils ne font pas un salut de courtoisie. Ils « adorent ». « Procidentes adoraverunt eum» (Matthieu 2, 11). Ils reconnaissent, dans la faiblesse d’un petit enfant, dans la pauvreté d’une étable, la majesté souveraine de Dieu. Puis ils offrent leurs présents : l’or pour le Roi, l’encens pour le Dieu, la myrrhe pour l’Homme qui mourra. Leur foi est une soumission amoureuse de l’intelligence et du cœur, concrétisée par un don total d’eux-mêmes.

Quel contraste avec notre époque ! Le monde moderne, comme Hérode, feint parfois de s’intéresser à Jésus, mais pour mieux Le neutraliser, pour en faire un sage parmi d’autres, un moraliste sans exigences, dépouillé de Sa royauté divine. Il refuse de se prosterner, lui qui ne s’incline que devant l’argent, le pouvoir ou le plaisir. Il refuse d’offrir ses trésors, préférant les thésauriser dans l’égoïsme.

L’Épiphanie est pour nous un puissant examen de conscience.

Sommes-nous de vrais Mages ? Notre vie est-elle une quête incessante de Dieu, une marche persévérante à la suite de l’étoile, malgré les fatigues et les découragements ? Savons-nous conjuguer la raison que Dieu nous a donnée avec la lumière surnaturelle de la Foi et de l’enseignement de l’Église ? Arrivés à la Crèche par la grâce des sacrements, savons-nous, surtout, adorer ?

Car l’adoration est l’antidote au poison du monde. Elle remet toute chose à sa place : Dieu à la sienne, et nous à la nôtre. Elle nous guérit de l’orgueil, de l’agitation, de la superficialité. C’est dans le silence de l’adoration, comme les Mages en contemplation devant l’Enfant, que nos cœurs s’ouvrent vraiment pour Lui offrir notre or (notre amour), notre encens (notre prière) et notre myrrhe (nos souffrances acceptées avec patience).

En cette fête de la Manifestation, prions donc pour les peuples qui ne connaissent pas encore le Christ, pour ceux qui L’ont rejeté, pour nos frères persécutés qui témoignent de la Foi au péril de leur vie. Implorons par l’intercession des Saints Mages la grâce d’une foi pure, courageuse et adulte, une foi qui n’a pas peur d’adorer et d’offrir.

Puisse la lumière qui guida leurs pas illuminer nos intelligences et réchauffer nos cœurs, pour que toute notre vie soit un chant d’adoration à la gloire de l’Enfant-Dieu, Roi des nations et Sauveur du monde.